Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 01:17

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Le SouFfLe de la TeRre
 
 

                          La terre en un long respir
Écoute murmurer les sources
Sous le regard de la scabieuse
Et  du  lierre  qui la préserve
Dans lequel j'ai tissé mon lit...
 
Le poème se construit
À l’ombre du souvenir
Qui  va renaître par bouffées,
Dans les rayons intermédiaires
Des ombrages reposants…
 
Lorsque le vent secoue les feuilles
La terre sait tant de choses
Protectrice et veloutée
Piquetée de fleurs précieuses
Fracassée quelquefois
Elle a bu tant de lumière
Recouvert tant de chemins
Absorbé tant de chagrins…
 
 
Marine D
 
 
 


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paroles

Souvent on me dit que mes
peintures sont sombres.
Pour moi elles ne sont
jamais sombres car elles sont là
pour conjurer quelques chose
de beaucoup plus sombre, pour
conjurer l’innommable.

C’est comme si je ne faisais pas
mes peintures pour le monde
extérieur mais plus tôt  pour
me protéger de celui-ci, pour parer
à ces agressions constantes.
Je ne peint pas pour plaire
mais plus tôt pour exister.

Je suis très influencé par les arts premier,
du moins dans l’esprit.
Ils ont été créés pour conjurer la peur,
l’inconnu et la cruauté du monde extérieur.
Ils ont été crée pour survivre.
On emprisonne symboliquement
une peur une angoisse ou un autre sentiment
dans une œuvre et on peut ainsi continuer à vivre.
A respirer.

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